Une juriste qui ne voulait pas être super-héroïne
Jennifer Walters a un plan de carrière clair : devenir une grande avocate à Los Angeles. Un accident de voiture avec son cousin Bruce bouleverse tout. Une goutte du sang de Hulk entre en contact avec une plaie, et Jennifer se transforme à son tour en géante verte. Contrairement à Bruce, elle garde son caractère et sa lucidité sous cette forme, et elle n'a aucune envie de sauver le monde.
C'est tout le sel de She-Hulk : Avocate. Jennifer veut juste travailler, avoir une vie amoureuse correcte et qu'on arrête de parler d'elle dans les médias. Son cabinet lui confie justement une nouvelle branche : le droit des personnes dotées de super-pouvoirs, avec des clients aussi étranges que leurs affaires.
Sa seule apparition, et comment la situer
Sur notre fiche, Jennifer Walters compte un seul titre : She-Hulk : Avocate, classée facultative. La série appartient à la Phase 4 et se déroule après les grands films des Avengers ; Bruce Banner y apparaît d'ailleurs dans sa forme apaisée, celle qu'il a trouvée à la fin de cette période. Vous pouvez la lancer à tout moment une fois ce cap franchi, sans craindre de manquer une intrigue majeure.
Pour la placer précisément parmi les autres productions, notre guide des séries Marvel dans l'ordre donne sa position exacte.
Une série à part dans l'univers Marvel
Le ton surprend. She-Hulk : Avocate assume la comédie de bureau et la satire du milieu juridique, avec des épisodes courts, des procès absurdes et une héroïne qui s'adresse directement aux spectateurs. Jennifer brise régulièrement le « quatrième mur », commente la série en train de se faire et va même jusqu'à discuter avec ceux qui la fabriquent. Certains fans ont adoré cette audace, d'autres l'ont jugée trop légère. Mieux vaut savoir à quoi s'attendre.
Côté enjeux, pas de menace cosmique : le danger vient plutôt des réseaux sociaux, d'une rivale jalouse et d'un groupe d'hommes qui détestent voir une femme puissante réussir. Le final, très méta, divise toujours.
Les visages qui l'entourent
Hulk (Bruce Banner) est son mentor improvisé. Les premiers épisodes le montrent en train de lui apprendre à maîtriser sa transformation, et leurs échanges de cousins ont un vrai charme. Jennifer trouve vite que Bruce s'inquiète pour rien.
L'Abomination (Emil Blonsky), vieil ennemi de Hulk, devient l'un de ses clients. Défendre l'homme qui a voulu tuer son cousin pose à Jennifer un sacré problème de conscience, et Blonsky, devenu étonnamment zen, fait l'une des meilleures figures comiques de la série.
Daredevil (Matt Murdock) apparaît lui aussi, en avocat comme en justicier. Sa rencontre avec Jennifer, sur un terrain professionnel autant que personnel, a beaucoup fait parler.
Tatiana Maslany, avocate et géante verte
Tatiana Maslany joue Jennifer sous ses deux formes, l'une en prises de vue réelles, l'autre en capture de mouvement. Elle donne au personnage une ironie constante et un sens du timing comique qui portent la série. Les amateurs de séries la connaissent pour Orphan Black, où elle incarnait à elle seule une galerie de clones aux personnalités très différentes. On l'a aussi vue dans Perry Mason, en prédicatrice charismatique.
Faut-il la regarder, et quand ?
Si vous suivez l'univers Marvel uniquement pour la grande intrigue, vous pouvez la passer. En revanche, She-Hulk : Avocate se recommande à ceux qui aiment Hulk, l'humour méta ou les apparitions surprises. Regardez-la après la fin de l'arc des Avengers, et idéalement après avoir vu les débuts de Hulk au cinéma pour apprécier le retour de Blonsky. D'autres héros de la même famille vous attendent dans notre répertoire des personnages.
