Agent Carter dans l'ordre chronologique
La série arrive à l'antenne en janvier 2015, mais son intrigue nous ramène dans l'Amérique de l'après-guerre. C'est pour cette raison qu'elle se place très tôt dans l'ordre chronologique, juste après Captain America : First Avenger. Le film est le seul prérequis : il présente Peggy, Howard Stark et la SSR, et il explique pourquoi l'absence de Steve Rogers pèse autant sur elle.
Dans notre frise, l'étape suivante est Captain Marvel, qui fait un bond de plusieurs décennies. Ne cherchez donc pas de transition directe entre les deux : Agent Carter referme une parenthèse rétro, puis l'histoire reprend bien plus tard avec Carol Danvers. Si vous préférez l'ordre de sortie, la série s'intercale entre les films de la Phase 2, sans en dépendre.
Peggy après la guerre
Nous sommes en 1946. Les hommes sont rentrés du front et Peggy Carter, qui a pourtant combattu aux côtés de Captain America, se retrouve reléguée aux tâches de bureau à la Strategic Scientific Reserve. Ses collègues la sous-estiment, ce qui l'arrange parfois : elle mène en parallèle des missions secrètes pour Howard Stark, accusé à tort de trahison. Tout cela en tentant de vivre sa vie de femme célibataire et de faire son deuil.
La deuxième saison déplace l'action vers Los Angeles et le milieu du cinéma, avec une menace plus scientifique. Chaque saison est courte et bien ficelée, loin de la formule du méchant de la semaine. L'ambiance tient du film d'espionnage rétro : costumes d'époque, gadgets signés Stark, bars enfumés et répliques bien senties. Même sans passion pour les super-héros, on peut s'y attacher pour son héroïne et son atmosphère.
Faut-il la regarder ?
Pour comprendre les films, non. Agent Carter est classée facultative et aucun long métrage ne suppose que vous l'ayez vue. Elle apporte pourtant des éclairages appréciables. Edwin Jarvis, le majordome de Howard, est l'homme dont Tony Stark donnera le nom à son intelligence artificielle. Dottie Underwood, elle, laisse entrevoir les programmes soviétiques qui formeront plus tard des espionnes comme Natasha Romanoff.
Les fans de Peggy Carter y trouvent surtout ce que les films n'avaient pas le temps de montrer : son caractère, son humour sec et sa place dans la fondation du futur S.H.I.E.L.D.
Casting et créateurs
Hayley Atwell porte la série avec assurance, épaulée par James D'Arcy dans le rôle d'Edwin Jarvis, partenaire aussi maladroit qu'attachant. Enver Gjokaj joue Daniel Sousa, collègue loyal, et Chad Michael Murray campe Jack Thompson, agent ambitieux. Bridget Regan prête ses traits à l'inquiétante Dottie Underwood, tandis que Wynn Everett incarne Whitney Frost, l'adversaire principale de la deuxième saison. La série a été créée par Christopher Markus et Stephen McFeely, les scénaristes des films Captain America.
Durée et où la voir
Deux saisons, dix-huit épisodes d'environ 43 minutes : le tout représente un peu moins de treize heures. En France, Agent Carter est disponible sur Disney+, avec les autres productions Marvel TV. Pour savoir comment l'intégrer au reste du catalogue, consultez nos séries Marvel dans l'ordre, puis bâtissez votre programme avec le plan marathon.